Les hôtels, les haïkus de Lenaïg


Hôtel particulier, appart’ ou maison,
Chez le notaire je te dis au revoir, et tourne la page
De mon refuge d’enfance

(dédicacée à une merveilleuse amie)

 

Le temps des vacances,
Loin de la maison, en pied à terre ou en pied de nez
La chambre d’hôtel

 

We are all just prisoners here,
You can check out any time you like, But you can never leave!’
Welcome to the Hotel California

 


Voici ma participation à Les hôtels, les haïkus de Lenaïg, proposé par Le blog de Lenaïg.

Le troisième n’est évidement pas de moi, je me suis contenté d’isoler 3 vers de la chanson culte d’Eagles pour leur donné un parfum japonais… Enfin j’ai essayé

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Violet

Dès l’aube, sous le ciel violet,

Il doit traire son chat enfin sa chatte

Il n’en peut plus de cette vie au lait

Antidote du virus qu’on lui a injecté dans les pattes

 

Chaque jour, il continue à jouer de la basse de Viole et

Parfois du violon pour éviter de tourner sociopathe

Chaque nuit il déprime en pensant à sa vie, ô laid

Harkonnens, geolier qui le poussez à devenir télépathe.

 


Voici ma participation au Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°35 le mot : violet

Contrainte non imposée que j’ai personnement ajoutée: rime en atte et jouer avec des variantes du mot violet / vie au lait etc..

La référence au film Dune de David Lynch et sa très approximative adaption du livre s’est imposée à moi sans véritable raison.

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Les îles, les haïkus de Lenaïg


Iles lointaines,
accepteriez-vous qu’un paria vous élise
pour repaire ?

 

Ile sauvage tiens-toi
Loin des hommes,
Enivre toi de solitude

Souvenir d’enfance,
Vacances paradisiaques,
En autochtone, aux Îles Sous-le-Vent

 


Voici ma participation à Les îles, les haïkus de Lenaïg, proposé par Le blog de Lenaïg.
Le premier haïkus est extrait de mon poème : je tue il ? C ta faute Charles!

Le deuxième est un acrostiche.

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Interview au téléphone

  • Allo ?
  • Bonjour, vous nous aviez priés de vous accorder une interview, si l’heure vous est opportune, le Big Boss peut vous répondre maintenant. Je vous le passe ?

Le ton montrait quelqu’un de posé mais très influent, si tel était son secrétaire, interviewer son Patron allait certainement faire décoller sa carrière de journaliste. Le seul inconvénient il ne se souvenait pas du tout qui était le Big Boss.

  • J’accepte évidemment, c’est un grand honneur !

Beep – La ligne est transférée lui laissant à peine le temps de lancer l’enregistrement. Une voix grave reprend:

  • Bonjour Max, si vous me permettez de vous appeler par votre prénom.
  • C’est un honneur, je vous remercie de m’accorder un peu de votre précieux temps.
  • Oh vous savez le temps c’est relatif, c’est surtout chez vous qu’il est compté, ici nous avons l’éternité.
  • … Pouvez-vous parler de votre stratégie à court terme ?
  • Fidèle à notre approche, nous allons intensifier certains évènements internationaux de grande envergure afin d’amener le public à se poser des questions sur leur propre quotidien.
  • Ah oui ! Pourriez-vous donner un exemple d’événement que vous allez personnellement superviser ?
  • Ah mais je supervise toujours le moindre de nos évènements !

Cet interview devenait difficile, comment se faisait-il qu’il n’arrivait pas à se souvenir de la compagnie que dirigeait son interlocuteur. Tout en étant persuadé qu’il avait un réel lien avec lui !

  • Bien sûr, mais vous devez tout de même attacher plus d’importance à certains évènements !
  • Oui… Alors que j’évite toute intervention dans des crises géo politiques, je suis souvent derrière le lancement de nouveaux concepts qui révolutionne la vie du plus grand nombre.
  • Vous êtes sur le point de lancer un nouveau produit ?
  • Produit ? Non, mais j’œuvre à la disparition de toutes les grands sages, dans les 10 prochaines années puis à l’émergence simultanée de la nouvelle génération de cerveaux qui seront doté d’un coeur.
  • Attendez ! Je ne vous suis pas, vous parlez de cerveaux cybernétiques ?
  • Vous êtes touchant vous savez ? Vos chercheurs mettent au point des intelligences artificielles, un peu comme si vous cherchiez à me copier…
  • J’ai du mal à vous suivre, vous parlez d’un projet sur 10 ans avec à la clef une révolution de l’intelligence, mais cela fait combien de temps que le projet a commencé ?
  • Commencé ? Hum… Le temps, toujours le temps… Vous courrez après le temps ! Enfant : vous êtes impatient d’être adulte. Adulte: vous rêvez de votre jeunesse. Jeune : vous gaspillez votre santé pour de l’argent. Une fois âgés : vous gaspillez votre argent pour ramener votre santé… Vous ne vivez jamais dans le présent !
    Je vous l’ai pourtant dit : ici nous avons l’éternité devant nous. Nous ne sommes pas limités par les moyens. Seule la progression, celle des habitants compte !

N’y comprenant plus rien, le journaliste se résigne à demander à qui il parle, quand une tape amicale le fait sursauter.

  • Max ! Si le rédacteur en chef te voit en train de faire la sieste, il va te mettre à la porte ! Me dit pas que tu prépares tes interviews en dormant… Hahaha !
  • Ben… Justement j’ai révé que j’interviewais…
  • Hahaha ! Et qui ça ?
  • Ben… je suis pas sûr mais je crois que j’interviewais… D.ieu

Cette interview téléphonique est ma participation au défis dialogue téléphonique proposé par Max-Louis (Le dessous des mots).

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Les yeux, thème de haïkus pour vendredi 11 mai – Lenaïg


Œuvre d’une vie… détruite
Interdit reste !
Longuanime rebâtis !

yeux

Etoile fillante
Appel de tes voeux
Ferme les yeux !

* * *

Ouvre les yeux
Ce monde est beau
Cadeau…


Voici ma participation à Les yeux, thème de haïkus pour vendredi 11 mai, proposé par Le blog de Lenaïg.
Le premier haïkus est un clin d’œil (en acrostiche) à la traduction français de André Maurois du merveilleux poème “If-” de Rudyard Kipling.

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Météo streaming

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Contrainte : Parapluie Escargot Baragouiner Magnétoscope Militant Lolita Sérendipité Multipass Cadrage.

Cela fait des années et des années que personne ne sort son parapluie en mai. Que ce passe-t-il donc avec le climat ? Et ne venez pas Baragouiner que c’est la fête aux Escargots ! Ils n’ont pas survécu à la vague de chaleur de la semaine dernière : 35°. Sans compter que les grêlons d’aujourd’hui n’auraient pas été des plus amicaux à leur égard.

Pour voir la dernière averse tombant en ce jolie mois de mai, il faudrait que je ressorte les archives vidéo et pour cela le vieux magnétoscope Betamax. Remarquez ce serait drôle de me revoir dans ces vieux spot de prévision météo, quand j’étais (encore) une Lolita aguichante et que les caméramans effectuaient leur cadrage sur mes formes généreuses… Ah c’est loin tout ça ! A présent les geeks qui les ont remplacés seraient plutôt du style militant du tout streaming, peaufinant leurs algo de compression multipass pour assurer un bitrate aussi bas que possible. A y repenser cela ne m’étonnerait pas que certaines de leur inventions soient le fruit d’un gros coup de chance et qu’en fait leurs gadgets soient un exemple de plus de Sérendipité.


Voici ma participation à l’Oulimots du Mardi 8 mai 2018 de Ecriture Contrainte.

 

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Mélancolie,

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Contrainte : beauté, délectation, embrasement, émoi, enchaînement, mélancolie, nu, premier, tendresse.

Etre parent (père dans mon cas),  donne à la vie une beauté particulière. Chacun de ces petits est venu au monde nu. Quelle délectation de porter sur un bras ces petits êtres fragiles, leur apporter ce dont ils ont besoin, les dorloter, les chérir dans un cocon de tendresse.

Dans les premières étapes de leur vie, enchaînement de leçons, d’essais d’erreurs, l’appréciation des parents est au premier plan. Puis ils grandissent, ils grandissent si vite….

Vient l’adolescence, où les parents, hier encore dieux tout puissants, sont ceux qui ne savent rien, ne comprennent rien. Tout est bon pour s’opposer à eux tant et si bien que l’embrasement des esprits prend des allures de guerre civile.

C’est le temps des premiers émois  comptés à leurs confidents par whatsapp interposé. Raconter aux parents n’est même pas envisageable. Il est loin le temps des Guili-guili et des bisous. A présent les avoir tous à table pour partager un repas devient de plus en plus rare.

Quasi adultes, il faut encore se fâcher pour qu’ils ne fument pas à la maison… Dehors cela fait bien longtemps qu’on a abandonné… Pourvu qu’ils surveillent leurs consommation… Ils nous reprochent les avoir grondé à sept ans, pour avoir dépensé d’un coup tout leur argent en bonbons. Qu’on a toujours interdit et pas su conseiller d’éviter. A les entendre ce sont les parents qui sont indignes, et responsables de toutes leurs imperfections…

Les ados, c’est si facile de se les mettre à dos !

Une fois qu’ils seront parents cesseront-ils d’être ingrats ?

Ce soir j’ai la mélancolie paternelle


Voici ma participation à l’Oulimots du jeudi 3 mai 2018 de Ecriture Contrainte.

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Casserole

MERCREDI, jeu des acrostiches

Claire – 1
Avec des – 2
Sons si cristallins, – 3
Sa voix fait chavirer – 4
En pâmoison son fidèle publique  – 5
Réuni à l’Opéra pour un concert – 6
Ouvrant la fête de la musique Lyrique – 7
La Castafiore rit de se voir si belle – 8
En ce miroir. Hergé sublime sa voix de casserole ! – 9


Voici ma participation au jeu des acrostiches N° 6, proposé par Le blog de Lenaïg.
J’ai ajouté une contrainte de style : chaque ligne doit comprendre un mot en plus !

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Défis: Dans la vie tout n’est que leçons

Défi n° 158 Thème " La vie, une école prestigieuse "

Dans la vie tout n’est que leçons

Quand elle n’est qu’en rose, nous nous en lassons…

Combien nous faudra-t-il prendre de coups ?

Sans lui laisser nous tordre le cou.

Affrontant cette chienne de vie,

Dont parfois on n’a plus envie.

Oh vie! Dissipe ces nuages !

En disciple du chahutage,

Chaque leçon est imprévisible,

Et tes petits élèves restent incorrigibles :

Leurs regrets plus que leurs remords les contrit.

Le passé témoigne, le temps fera son tri


Voici ma participation au Défi n° 158 thème « la vie, une école prestigieuse », proposé par PLUME DE POÈTE ET SES DÉFIS.

Cette semaine le thème c’est  » La vie, une école prestigieuse « , si j’ai bien compris, il y avait deux thèmes que j’ai tout naturellement pris comme premier et dernier vers de mon poème:
— Dans la vie tout n’est que leçons
— Le passé témoigne, le temps fera son tri

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Bong Bong !

La voix susure « C’est bon de faire des bonds! »
En bon Samaritain j’abonde en son sens,
Suceant des bonbons qui sentent bon…
Mauribon ! Consens à rebondir pour ta convalescence !

Quelle bonté ce casse-bonbon, qui m’extirpe de cette hospice bondé et puribond !
Enjambons les ruisseaux de bonheur en toute innocence,
pour quitter le vague à l’âme du barbon, redevenons vagabond.
Abondance de renaissance : boniments de la jouissance de l’enfance.


J’ai souhaité faire un poème où il y aurait beaucoup de bon, des expressions toutes faites « bon samaritain » « casse-bonbon ».
Les mots contenant bon venant à se tarir j’ai pensé que le bon avait pourtant un sens.
J’aimerais un jour écrire un poème composé exclusivement de jeux sonores comme « vague à l’âme – vagabond ».
Ah… et l’allitération en S au début… c’est la voix du serpent d’Eden: Na’hache…

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Tant que quelque chose peut-être sauvé…

2 mars 2323, une date parmi tant d’autres, mais pour mes amis et moi ce fût une date charnière.

Notre petite communauté d’affranchis avait réussi à ne pas trop attiré l’attention des grandes oreilles de Sys-t’aime. Appellation officielle, depuis 2233, du système quasi planétaire, né de la fusion des gouvernements. Trois siècles auparavant il aurait sans doute été rebaptisé « Big Brother ».

Nous sommes des affranchis du coo-travail, comme nous aimons nous appeler. Pendant quelques années notre groupe de quelques familles semblait avoir été toléré. Nous nous étions enfuis du système auquel nous n’arrivions pas à nous assimiler. De son côté, Sys-t’aime n’avait jamais trouvé la place idéal que nous aurions pu occuper. Même si l’essence de son existence n’avait été autre que d’occuper les oisifs depuis la loi du chômage 0%. Le coo-travail, c’est le travail en coopération homme-machine, mais selon nous, la machine a pris l’ascendant depuis bien longtemps. L’addiction de nos ancêtres à leur smartphone fût sans doute la première étape de cet état de fait.

Nous nous étions retrouvés quelques familles, dans ce village en ruine du 21ème siècle, abandonné par ses habitants lors de l’éxode rural. Ignoré du plan d’automatisation agricole, la nature y était devenue luxuriante, et sa bonne terre nous avait permit de vivre en autarcie. Notre approche du coo-travail étant évidement très négative nous avions re-bricolé certains des robots hors service de Sys-t’aime pour en faire des outils et rien de plus : l’homme, nous, étions maître du village.

Nous aurions du faire attention, être plus réservés, ne pas nous conduire en homme libres, mais en affranchis… En deux ans notre nombre avait doublé, d’autres hère nous avaient rejoint, redevenant homme en fuyant les machines et en redécouvrant la terre.

Quand nous furent fort de 100 âmes, Sys-t’aime nous dépêcha un lot de robots pour le coo-travail. Nous n’étions pourtant pas désœuvrés, mais nous produisions et consommions seulement ce dont nous avions besoin. Nous avons renvoyé (doux euphémisme) les robots. Mais nous savions que les choses allaient mal tourner. Ayant la certitudes que quand les machines reviendraient, ce serait pour nous chercher. Nous avons construit des montgolfières.

Ce matin du 2 mars 2323, à l’aube, les robots que Sys-t’aime a envoyé ont bombardé notre village au gaz innervant, nous nous sommes envolés, du moins ceux chanceux qui ont pu atteindre les nacelles. Du ciel nous retrouverons un nouveau village, et nous recommencerons… Tant que quelque chose peut-être sauvé…


 

Voici ma participation à l’Atelier d’écriture 302 de Bricabook.

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Poisson missile

Le cirque bleu, Marc Chagall

Le cirque bleu, Marc Chagall Source

Quand nous étions amants, la vie était si belle, blottis sous notre couverture en cachemire, nous étions confiants en demain.

Avec le ciel nocturne pour chapiteau, la lune en guise de projecteur de poursuite, je lui faisais la sérénade…

Puis la guerre a éclatée: drôle de cirque !

Les hélicos en guise de trapèze, les tanks en guise de chevaux…
La fanfare ne couvre pas le bruit des explosions, les missiles filent comme des poissons volants.
Mes compagnons d’armes et moi avons joué de chance pour les premiers obus qui nous ont « juste » rendu à moitié sourd.
Puis les poissons volant m’ont porté la poisse, ma main avec laquelle je lui apportais des bouquets de fleurs a été arrachée.
Malgré les soins de l’infirmier, j’ai perdu beaucoup de sang, mon uniforme s’est teinté de rouge, comme ses joues quand elle devenait timide.
Je délire, voyant mes jambes baignant dans mon sang, je crois distinguer les siennes croisées en perchoir pour un coq qui joue du tambour.
Dans mon esprit, le rouge devient bleu, tant j’ai froid. Mes compagnons d’armes font la prière de l’Unité, il savent que nos destins se séparent.

Je vais partir, n’être plus qu’énergie.

Pour ma famille et pour elle, je vais rester éternellement jeune. Leur temps va se poursuivre, égrainant la douleur de ma disparition, plus rien ne sera comme avant.

J’enrage de ne pas pouvoir leur dire, qu’en un poisson je me suis réincarné. Qu’entre deux eaux je pense à eux, ils me manquent à moi aussi, comme je sais que je leur manque.
Quand je pense à elle, le souvenir de nos deux corps me donne presque envie de mourir !


Voici ma participation au défi À vos claviers, proposé par Estelle, de l’Atelier sous les feuilles. La contrainte de ce numéro 6 était d’utiliser les mots: Energie, Partir, Destins, Cachemire, Belle, Soins, Mourir, Demain, Corps, Amants.

Faisant d’une pierre deux coups, c’est aussi ma participation à l’AGENDA IRONIQUE d’AVRIL 2018, organisé aussi par Estelle ce mois-ci.

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Energie Pure

www.astronet.ru_600x400Dans un chuintement, les portes en cuivre de l’ascenseur s’ouvrirent, offrant à son occupant un spectacle qui lui livre un sourire. Malgré le givre sur le hublot, la Terre étincelante sous la lumière solaire, semble transcrire sa volonté de vivre.

Voilà 70 ans qu’il est parti quérir l’Energie Pure, pour permettre à la planète de survivre. Combien de ses amis ont dû mourir ? Sans doute en reste-t-il quelques un qui attendent qu’il les délivre ! Quand est il de celle qui est tout ce qu’il a pu chérir ? Pas un seul jour il n’a cessé de penser à elle, même ivre de douleur, rappeler son souvenir lui suffisait à lui prescrire de poursuivre dans sa quête. Il s’était fait une loi intangible de proscrire l’idée qu’il ne la revoit plus. Même lorsque la distance ne leur permirent plus de suivre une conversation, il avait continué à lui écrire, comme une forme de savoir-vivre : il l’avait laissée, c’était le moins qu’il se devait de faire. Certes, rester c’eut été accepter de périr sans livrer bataille, sans tenter de permettre à une planète entière de revivre. Après ces milliards de kilomètres, il restait à présent si peu à parcourir, un dernier code à saisir, un levier de cuivre à abaisser, la nacelle se sépara du vaisseau. L’Energie Pure dansait dans la soute comme une promesse qu’on s’apprête à offrir.


Voici ma participation au défi À vos claviers #5, proposé par Estelle, de l’Atelier sous les feuilles. La contrainte de ce numéro 5 était de produire un texte contenant au moins dix mots finissant par le son « ir ».

J’ai remarqué que les 4 mots tatoués (dans ton histoire) : « survivre », « sourire », « rire », « vivre » étaient en *ivre* et en *rire*, j’ai alors relevé le défis en mettant une dizaine d’occurrences de chacun, tout en respectant l’alternance : ivre, puis rire .

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206 ans de Fort

Deux cent six ans que le secret est bien gardé, enfoui dans un des coffres de ce fort devenu une étapes obligatoire pour les touristes. Il faut dire que mis à part son secret honteux, il a de quoi séduire et mériter le détour.  La vue de la mer des remparts devrait leur rappeler l’attente des jours et des nuits de garde, où les soldats meurent d’ennuie dans l’observation, dans l’attente. Mais qui meurent pour de bon quand les assaillants sont découverts bien souvent trop tard.

Ah ! ce que les rejetons de votre jeunesse sont insouciants dans leur plaisirs pacifiques de paix à peine centenaire. Je vous parle d’une époque révolue mais qui reviendra… La guerre revient toujours ! Elle est dans

les gènes de notre race : humain de tout les pays vous valez dans votre imagination guerrière. Mais vous, avec vos visages pâles vous êtes les pires d’entre tous !

Mais revenons à notre fort aujourd’hui les touristes me font penser à cette journée, il y a environ 7 ans ou la petite Béatrice s’était perdue… Quelle effervescence ce fut ! Des mamans en émois des papas courant partout (sans grande efficacité je m’en souvient). Parmi les policiers j’avais tout de suite senti l’un d’entre nous. Enfin, un sang mêlé, mais tout de même un des nôtres. Mais comment aurait-il pu lui me sentir ? C’est lui, en bon pisteur, qui avait retrouvé la petite qui au cours d’une partie de cache-cache était tombée dans les escaliers qui mènent au chemin de ronde, et s’était évanouie. C’est vrai qu’elle sont belles vos petites filles, avec leurs cheveux souples et dorés, comme la barbe de notre maïs ancestral.

Il en aura fallu du temps pour qu’ils digèrent que je leur ai infligé la plus sérieuse des défaites à la bataille de la Wabash, mais in fine je me demande s’ils ont oublié ou s’ils se vengent en me laissant à quelque 25 mètres sous cet apparente quiétude : rangé, fourré dans un sac… dans une lourde malle: ils gardent mon scalp!

Officiellement ils ont fait un petit mémorial coincé entre deux maisons typiquement américaines. Ils ont affirmé avoir identifié ma tombe pile cent ans après ma mort !  Mais moi Little Turtle, en attendant mon souvenir-esprit hante ce fort : symbole de guerre et de grandeur pour les vainqueurs qui ont parjuré l’histoire en nous décrivant comme des sauvages, alors que vous les « civilisés »:  Vous n’écoutez pas la nature et bientôt elle se vengera! Vous riez de nos divinités mais vous perdez les vôtres, comme vous perdez vos valeurs ! Ce n’est pas pour rien que vous avez profané la tombe de Geronimo. Et que vous me refusez la mienne.


Voici ma participation à l’Atelier d’écriture 292 de Bricabook.

 

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AGENDA IRONIQUE 2018

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Si j’étais Toi… Tant m’ais-je demandé
Aurais-je laissé la place à un monde ?
Dans un Tsimtsoum l’aurais-je mandé ?
Du Tohubohu, Terre féconde !

Toi selon moi, Tu vois six dimensions
Paix et guerres s’accordent sans dissension

Si j’étais Toi… L’homme je n’eus créé
Il est vorace de fruits défendus,
Et sa prière rarement agréée.
Jusqu’à son frère il aura vendu !

Tout est vanité et bal microbien
Mais le mal Tu le combines en un Bien

Si j’étais Toi… Mais fort heureusement,
je ne suis que poussière, et contemple
Tes œuvres. Comprenant laborieusement.
Mon âme se consume de voir Ton temple.

 


Voici ma participation à l’AGENDA IRONIQUE 2018, proposé par victorhugotte.

N’y connaissant rien non plus au tarot j’ai tout de même ouvert wiki. Et surtout laissé mes yeux guider ma plume en regardant les étoiles (à voire).

Je n’ai pas eu de cœur à l’ironie ni à l’Ire honnie.

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Défis – 7 jeux de mots

Ah les filles comment elles nous ont fait tourné la tête, Marie surtout !

Faut dire que nous deux Sasha et Emmanuel, ont a toujours été un peu bleus (on dirait noob maintenant) dans les aventures sentimentales. Quand  nous étions gosses on avait des bleus partout, à présent adulte les bleus avaient grandis aussi et on se les prenait à tour de tour mais au cœur…

Hé Manu, elle vient seule Marie ou avec son mari ?

C’est ça ! Chat de gouttière vas ! t’as aucune gêne mec ! Elle est mariée – MAriée – maRIé.

J’avais beau répéter sur toute la palette sonore que je couvrais la non disponibilité de sa dulcinée. Il répondait invariablement :

-Avec les dessous qu’elle met, moi je te dis qu’elle allume, elle demande que ça !

– Oui ben si t’avais deux sous de bon sens tu passerais à autre chose, c’est fini l’époque du carnet de bal, tu dansera pas avec elle ! T’es game-over, mais tu nies la réalité… Tu te la joues comme au ping-pong : tu fais un super service mais ta balle touche le filet et toi tu dis « y’a pas let« . C’était pareils quand t’as décidé d’être végan, mais que tu bouffais tout les plats carnés de chez Marie surgelé.

– Ok mais qu’est ce tu veux cette fille là elle m’a mis la tête, sans dessus dessous.

Il c’était mangé un bon gros râteau avec la Marie, mais il avait flashé sur elle, et même un fois mariée, il l’attendait encore. Pourtant il en avait eu des tickets avec les filles, à tel point que c’était plutôt des carnets de tickets.


 

Voici ma participation au défi À vos claviers #3, proposé par Estelle, de l’Atelier sous les feuilles. La contrainte de ce numéro 3 était d’utiliser les mots:
Dessous, Palette, Carnets, Bleu, Marie, Emmanuel, Sasha. J’ai poussé le bouchon à trouver des jeux de mots pour chacun.

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boulot – bout l’eau

dessin: Marie raconte sa vie
Vous connaissez ce sentiment culpabilisant ? Celui où il est tard, et qu’il faut travailler et … ben… pas envie … mais pas envie …

Savoir qu’on est la tête sous l’eau, car le retard s’accumule et que ben… même en mettant un bon coup …

C’est un coup dans l’eau

Crétin boudant l’ô

Serin voue dent l’os

pff! Mon cerveau a encore trouvé un truc à faire pour éviter de bosser.

C’est un cerf ou un veau ?

STOP! Le sentiment devient écrasant, il faut se reprendre à défaut de se pendre.

Choper un casque mettre la musique à fond et lancer le projet… mec t’as pas le choix! Allez 2 ou 3 heures et après je t’accorde un film. Car je sais que dans 3 heures tu reprendra pas l’écriture.

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Dansent les secondes vers 2018

2018,bonne annee

Dans la foule ou dans la solitude,
le temps facétieux s’égraine.
Dramatique et superbe quand s’enchaine,
une année sur la nouvelle, promesse de plénitude.
Les secondes s’amenuisent dans un compte à rebours,
tous sont heureux de ces secondes qui s’achèvent,
mais sitôt qu’apparaît l’année nouvelle et ses rêves,
les aiguilles reprennent leur chemin sans retours.

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Pierre

Pierre a toujours détesté son prénom. Petit, ces camarades se moquaient de lui, ou tout du moins de son prénom : « Pierre qui roule n’amasse pas mousse » et autre « petit Pierre ». Cette aversion c’était certes émoussée avec le temps grâce à sa réussite professionnelle.

Arrivé sur le marché du travail quand le téléphone devenait sans fil, il avait rapidement su tirer les avantages des révolutions techniques qui l’une après l’autre allaient bouleversé le quotidien de monsieur tout le monde.

S’étant déjà fait un nom, c’est lorsque que son Atelier hebdomadaire devint un webinar, qu’il s’offrit un air altier fort de son statut d’expert international.

Marié sur le tard, avec une Marie sûre d’elle, abusant du fard à paupières. Alors que Pierre n’employait aucun adjuvant pour sa peau. Il avait rapidement ployé sous ses griefs mais sûr de ses sentiments, il ne se voyait pas divorcer.

Le fil ténu qui les retenaient encore ensembles semblait encore s’amoindrir depuis la dernière de leur dispute dont l’un et l’autre avait déjà oublié la futile raison. Quel dommage, que son immanquable fierté le privasse de pouvoir s’excuser. Car il n’a pas un cœur de pierre, bien au contraire, il se sent rat quand elle est si papillotée, comment pourraient-ils se rapapilloter ?


Voici ma participation au défi À vos claviers, proposé par Estelle, de l’Atelier sous les feuilles. La contrainte de ce numéro 2 était d’utiliser les mots:
(se) rapapilloteratelier et fil.

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Lumière

 

 

Pénombre s’est installée sagement ce soir

Passent les passants, ils observent la lumière

A la fenêtre, fièrement brille l’espoir

Du candélabre que les prêtres allumèrent.

Chaleur des sourires, au chatoiement des flammes,

Les voix s’accordent, psalmodiant le Cantique,

Célébrant la victoire de ceux qu’on acclame

Vainqueur des grecs. Miracle de la fiole antique.

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Pour peu

dessin: Bye Bye Cupidon By Mikl

Pour peu que la nuit finisse et que le soleil se lève,

Qu’un duvet de lumière inond-les arbres et leur sève,

Leur sang, c’est mon sang, leur chant, mon chant !

Sève brulante, comme l’acide, coule nonchalant

Dans la plaine de mes peines, plainte d’un roi sans reine

Royaume sulfureux où s’élèvent, souffreteux, les frênes,

De vos bois je taillerai mon arc, je planterai mes flèches,

Dans ce rejeton crétin, ce cupidon, grassouillet qui prêche

L’espoir plein son bidon, que l’amour existe pour deux

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Mama say yes (ma Marseillaise)

Attention citoyen, de mon pays Natal, l’hymne que voici est une version Iconoclaste voir blasphématoire.
Je ne sais comment fouetter ou éperonner ce qui fut un fier coursier et s’est transformé en  jument placide offrant sa croupe à qui veut la prendre.

J’ai mal pour le pays où j’ai vu le jour, pour lequel j’ai servi sous son drapeau.
Ne viens pas me dire qu’il faut être cohérent et qu’après un tel sacrilège il faut partir… Car c’est déjà fait et depuis longtemps. Pour des cieux où la fierté National a encore un sens!

Allons ! Nous ne sommes plus des enfants, (Allons enfants 

La patrie elle voudrait bien vous voir partis. de la Patrie)

Nos nuits sont plus glorieuses que vos jours devant vos TV rivés (Le jour de gloire est arrivé!)

Comte mous, attire Annie (Contre nous de la tyrannie)

Il est temps pour nos dards d’ensanglanter les mal élevés. (L’étendard sanglant est levé)

Etendez-vous sur vos compagnes (Entendez-vous dans les campagnes)

Mû par l’ire, les fées rossent vos soldats ! (Mugir ces féroces soldats?)

Ils deviennent brusques dans vos draps (Ils viennent jusque dans vos bras)

Dégorger vos flics, vos comptes d’épargne (Égorger vos fils, vos compagnes!)

Oh larmes, six Troyens (Aux armes, citoyens)

Votez vos Canaillons (Formez vos bataillons)

Macron, Macron ! (Marchons, marchons!)

Cinq cents impures  (Qu’un sang impur)

A preuve nos Fillons (Abreuve nos sillons!)

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L ment

Les brumes éparses masquent de mes prunelles

Les petits riens qui font de nos vies des diamants

J’ai eu beau être clean, je deviens son ex « à elle »

Et même si c’est pour adoucir la douleur, elle me ment

Me reviendra-t-elle un jour dans la clarté ? Elle est si belle !

Devrons-nous vivre la turpitude de nous voir qu’amants ?

Ces liens non tissés nous lient dans une vie irrationnelle

Déchirons les liens de brume, pour vivre enfin notre côtoiement

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Miaouh

 

Griffes dehors, tigre en dedans, je dépèce la souris de mes dents !
L’ordinateur de mon maitre fait la gueule: son périphérique meurt dans la mienne, sans précèdent.
Je serais puni pour saccage mais personne ne me mettra en cage.
Mon maitre sera en rage, qu’importe je suis un animal ! Je ronronnerai couché sur les pages.
Frères dehors, prisonnier en dedans, il me nourrit d’un air condescendant.
Coup de gueule d’un piètre orateur, mon style télégraphique n’a rien d’intimidant.
Je saurais le punir, même s’il est mon maître, je suis tueur à gages !
Tous deux en nage, qui de nous deux est le plus animal ? Guerre et paix issues de la nuit des âges…

 

photo: ssChat sauvage en Écosse (© Pete Cairns/Minden Pictures)(Bing France)

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Dingue dong

Lille_beffroi_mairie[1]
Il fait beau, il fait froid…

Le scintillement du beffroi

accompagne les cloches

tintinnabulant un monde moche.

Fais-lui la peau, remplis d’effroi!

Dans un saignement, de non droit,

tu es prisonnier d’un bagne qui s’effiloche.

La vie dure moins qu’une double croche

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G les boules là

ou la oula lala j’en suis là.

de toute chose las,

les jours s’égrennent et sonnent le glas.

paré d’une dégaine, bonne à paraître gras,

mauvaise graine, frissonne sous son drap.

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Silence

J’ai peur du silence,

il m’accule contre un mur de non dit,

avec ses SIX LANCES il me perce le coeur.

Tout devient SI LENT, CE ne peut être que la mort des sons,

qui SCIE L’ANSE de la cruche qui contient mon eau de vie…

 


En réponse à jobougon : sur 

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