Défi n° 181 Thème :  » La rosée du matin « 

Défi n° 181 Thème : La rosée du matin
La rosée du matin

Bien que le mercure flirte encore avec les 30°C vers midi, l’été tire à sa fin. Les yeux, un peu plus souvent, se tournent vers le ciel, dans l’attente de la pluie qui tarde à venir.
Au moins renoue-t-on avec la rosée du matin qui dès qu’arrive l’automne nous fait l’honneur d’humecter plus longtemps la flore qui crie sa soif. Au pied d’un buisson, le goutte à goutte salvateur, fleurie ce qui serait un désert sans tout nos efforts.

Alors qu’en France le promeneur trouvera, sans peine, sous un tapis de feuilles mortes, dans les bois, les champignons automnales. Ici il faut s’armer de patience et recommencer à prier pour la pluie.


Voici ma participation au Défi n° 181 Thème :  » La rosée du matin « , proposé par PLUME DE POÈTE ET SES DÉFIS.

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Le tour est joué

voiture abracadabra« Abracadabra! »
Simultanément une vive lumière emplit la pièce durant l’invocation de cette formule magique. La jeune femme qui venait de la dire se tenait toujours devant lui, mais elle avait à présent deux têtes de moins que lui, alors que quelques instants plus tôt, il ne lui arrivait pas à la ceinture. Toute la pièce semblait avoir rétréci…
Pas assez de temps ne s’était écoulé pour qu’il ait pu oublier le souhait qu’il venait de formuler: devenir adulte! Mais en même temps cela lui paraissait lointain. Il fût pris d’un léger vertige.
Pour la nième fois cette semaine, sa mère l’avait envoyé se coucher, alors qu’il était au beau milieu d’une super course de voitures. En guise de réponse à ses supplications et ses ‘mais pourquoi maman ?’ Cette dernière avait fini par lâcher « car tu es un petit garçon de cinq ans, tu décideras quand tu seras adulte! ». Le cœur en peine, il avait quitté ses voitures pour rejoindre son lit. Mais il avait continué mentalement la course, imaginant la Ford rouge doublant la Porsche, juste avant la ligne d’arrivée. Mais sans voiture ce n’était pas pareil !
Il avait alors contemplé la lune, au travers de sa fenêtre, et avait demandé avec sa candeur d’enfant:
« Esprit de la lune, s’il te plaît, fais-moi devenir grand ». Avec espoir et ténacité, il avait repris sa litanie des dizaines de fois, jusqu’à ce qu’à son propre étonnement, apparut au pied de son lit, une jeune femme belle comme la lune.
« Nicolas… C’est bien ton nom ? »
« Vous êtes de la Lune ? »
« Nicolas… C’est bien ton nom ? »
« Oui, mais vous êtes de la Lune ? »
« Si l’on peut dire. Tu as un vœux si j’ai bien compris ? »
« S’il te plaît, fais-moi devenir grand ! »
La jeune femme un brin inquiète de le voir reprendre sa litanie, enchaîna rapidement.
« Tu dois être sûr de toi mon garçon ! Tu ne pourras pas annuler ce vœux ! » Si tu deviens grand, tu ne pourras pas redevenir petit !
C’est là qu’elle avait lancé son « Abracadabra! »…

Alors maintenant je peux jouer aux voitures même s’il est tard ?
Un joli rire cristallin lui répondit, maintenant que tu es un adulte il y a beaucoup de choses que tu vas avoir le droit de faire mais je doute que jouer au voiture continue à te fasciner. Elle s’approcha et effleura ses lèvres des siennes en guise d’au revoir. Il eut un mouvement de recul (à cinq ans, les filles c’est beurk !) et elle disparut dans la lumière de la lune.
Le lendemain fût particulièrement éprouvant pour toute la famille. Convaincre maman qu’il était Nicolas, fût finalement la chose la plus simple. Et la famille dû inventer une histoire à dormir debout : Nicolas avait dû partir aux Etats Unis et son cousin était en revanche venu.
Contrairement aux assertions de l’Esprit de la lune, il garda intact sa passion des voitures et passa illico presto son permis. Sa soi-disant origine outre Atlantique lui ouvrit la porte du monde de la course automobile, la vraie cette fois.
Le petit garçon qui aimait ses petites voitures, devint pilote émérite. Il garda secrètement une formule magique qu’il murmurait à chaque tour de circuit :
« Le tour est joué »


Voici ma participation au défi À vos claviers, proposé par Estelle, de l’Atelier sous les feuilles. La contrainte de ce numéro 9 était drédiger un texte commençant par « Abracadabra » et se terminant « Le tour est joué ».

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Orient Occident

Rien de tel que l’eau riant pour faire un bon thé au riz ginelle, c’est un excellent antioxydant!

Ou

Rien de tel que l’orient et sa bonté originelle, comme remède anti-occident.

L’original (dont j’ignore l’auteur): « Dans l’occident chrétien le sentiment de culpabilité est influencé par la notion de péché originel.Dans l’orient boudhiste on parle à l’inverse de bonté originelle « 

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Les hôtels, les haïkus de Lenaïg


Hôtel particulier, appart’ ou maison,
Chez le notaire je te dis au revoir, et tourne la page
De mon refuge d’enfance

(dédicacée à une merveilleuse amie)

 

Le temps des vacances,
Loin de la maison, en pied à terre ou en pied de nez
La chambre d’hôtel

 

We are all just prisoners here,
You can check out any time you like, But you can never leave!’
Welcome to the Hotel California

 


Voici ma participation à Les hôtels, les haïkus de Lenaïg, proposé par Le blog de Lenaïg.

Le troisième n’est évidement pas de moi, je me suis contenté d’isoler 3 vers de la chanson culte d’Eagles pour leur donnéer un parfum japonais… Enfin j’ai essayé

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Violet

Dès l’aube, sous le ciel violet,

Il doit traire son chat enfin sa chatte

Il n’en peut plus de cette vie au lait

Antidote du virus qu’on lui a injecté dans les pattes

 

Chaque jour, il continue à jouer de la basse de Viole et

Parfois du violon pour éviter de tourner sociopathe

Chaque nuit il déprime en pensant à sa vie, ô laid

Harkonnens, geolier qui le poussez à devenir télépathe.

 


Voici ma participation au Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°35 le mot : violet

Contrainte non imposée que j’ai personnement ajoutée: rime en atte et jouer avec des variantes du mot violet / vie au lait etc..

La référence au film Dune de David Lynch et sa très approximative adaption du livre s’est imposée à moi sans véritable raison.

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Les îles, les haïkus de Lenaïg


Iles lointaines,
accepteriez-vous qu’un paria vous élise
pour repaire ?

 

Ile sauvage tiens-toi
Loin des hommes,
Enivre toi de solitude

Souvenir d’enfance,
Vacances paradisiaques,
En autochtone, aux Îles Sous-le-Vent

 


Voici ma participation à Les îles, les haïkus de Lenaïg, proposé par Le blog de Lenaïg.
Le premier haïkus est extrait de mon poème : je tue il ? C ta faute Charles!

Le deuxième est un acrostiche.

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Silence

J’ai peur du silence,

il m’accule contre un mur de non dit,

avec ses SIX LANCES il me perce le coeur.

Tout devient SI LENT, CE ne peut être que la mort des sons,

qui SCIE L’ANSE de la cruche qui contient mon eau de vie…

 


En réponse à jobougon : sur 

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