Si je devais mourir demain

vis_comme_gandhi

Si je devais mourir demain

Si je devais mourir demain, il y a tant de choses que je devrais faire aujourd’hui… Pour ne pas regretter de ne les avoir pas faites !
Il y a tant de choses qu’aujourd’hui n’y suffirait pas, alors pourquoi ne pas considérer que chaque jour est peut-être le dernier, et faire tout son possible pour accomplir toutes ces choses qu’on sait un jour regretter de ne les avoir pas faites ?
Déjà par le passé, la mort m’a ravie l »opportunité de faire une partie de ces choses.
Comment, quand les jours sont comptés, puis-je encore accepter le diktat de la vie et son oppressant appétit de jours ?
Pourquoi est-il si difficile de sortir la tête de l’eau et d’appendre les vrais valeurs, celles qui lorsqu’il sera trop tard sont criantes de vérité ?
L’inexorable décompte s’égraine, rien ne viendra l’entraver, car ce n’est pas lui le monstre, mais la futilité de ma vie qui lorsqu’il sera trop tard laissera de celle-ci un goût de pas grand chose.
Si je devais mourir demain, changerais-je mon quotidien ?
Dirais-je mon amour à ceux que j’aime ?
Puiserais-je le meilleur de moi-même ?
Serais-je plus for que la vie ?


En faisant de l’ordre j’ai retrouvé ce vieux poème que j’ai dû écrire il y a un vingtaine d’année. J’allais le jeter, mais peut-être méritait-il une version numérique. Mais ça je vous laisse en décider.

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Vision sentimentale

Vision sentimentale
La tête appuyée sur le hublot, je somnole. Les nuages défilent lentement, les villes se distinguent, formées d’îlots de petites maisons. Dans la lumière qui s’atténue, les lumières commencent à apparaître. Ruisseau de lumière jaune dessinant des routes, des places.

Un picotement indescriptible m’oblige à cligner des yeux. J’entre-aperçois des points chaleureux tirant vers le bleu, s’attirant l’un vers l’autre. Tantôt étincelles vives, tantôt braise sur le point de s’éteindre. Sous mes yeux mis clos, se joue un ballet féerique.

Deux de ces petits points s’emmêlent, tissant des arabesques sans jamais s’étreindre. Je cligne encore des yeux et j’apperçois, j’ai l’intime conviction que ces deux points sont deux jeunes adolescents, fou amoureux, mais aucun d’eux n’ose le déclarer à l’autre. Ils sont italiens, près de la mer, là, oui là : je les vois à deux rue de distance l’un de l’autre.

Je me réveille d’un coup, prenant conscience du caractère insensé de ce que je viens de voire. Et la vision disparaît…

Le coeur battant, je me rend compte que j’ai peut-être rêvé que je voyais les sentiments de cette population. Ou alors, un court instant, dans cet avion, ai-je bénéficié de la « vision sentimentale » ? Cette vision était bien là, je sais à présent que les sentiments dessinent des lueurs, l’amour en bleu, la haine en fumée rousse qui se répend comme une odeur fétide.

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Sanglots au vent

Les aristochats
Dans note bande de copains on est tous réglo,

On joue de la musique aux filles en sanglots.

En pure jubilation nous jouons de nos violons,

tard le soir et même jusqu’à pas d’heure.

Avec nos tonalités, c’est les voisins que nous affolons,

La musique adoucit les mœurs, ça passe sans heurt.

Endiablés de sons, et noyés par un air suffocant,

Il est impensable d’attendre de nous d’aimer pour toujours,

mais quel candeur dans notre comportement provocant.

Enfin après le charivari, on s’endort, parfois au petit jour.

Pour l’une d’elle pourtant, nous somme atteints de langueur,

nous mettant à mâchouiller notre crayon devant une feuille.

Peut importe qu’elle soit ronde ou tout en longueur,

nous troquons notre liberté pour leur parfum chèvrefeuille.

Une fois en couple, on abandonne ces amis qu’on voyait si souvent

Au jour du mariage, souvenirs disparaissez, emportés par le vent.


Voici ma participation au défi À vos claviers, proposé par Estelle, de l’Atelier sous les feuilles. La contrainte de ce numéro 10 était d’utiliser les mots: sanglots, violons, langueur, suffocant, heure, jours, vent, feuille.
Pour corser le tout j’ai décidé d’utiliser ces huit mots comme des rimes d’un poème.

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BL BL BL

Cela avait été une belle journée, juste un manque de bol,

Qu’un benêt qui bullait, lui avait tapé cent balles.

Il avait eu un peu les boules, de pas avoir un p’tit billet,

mais sans plus se biller, pour ne pas passer pour un bellâtre !

Alors qu’en bêlant, un peu ballot, il avait ajouté

Les bals c’est bel et bien fini.

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